Sacerdoce

À cours de fonds et préoccupé par sa famille, il se rendit chez lui pour les obsèques de son père et passe quelques temps à Waterbury. Puis, à la demande de l'évêque de Hartford, il entre au Séminaire de St. Mary de Baltimore, dans le Maryland. Le 22 décembre 1877, après quatre ans d'études, il est ordonné dans la Cathédrale historique de l'Assomption à Baltimore par l'Archevêque James Gibbons (qui deviendra plus tard Cardinal). Quelques jours plus tard, en présence de sa mère maintenant veuve, il célébra sa première messe à l'église de l'Immaculée-Conception à Waterbury.

L'abbé McGivney commença son ministère de prêtre le jour de Noël 1877 en tant que curé de l'Église St. Mary à New Haven. C'était la première paroisse de la ville. Une nouvelle église en pierres avait été construite après la destruction de l'ancienne suite à un incendie. Elle était située sur l’une des plus belles rues résidentielles de New Haven, l'avenue Hillhouse. Les objections s’élevèrent dans le quartier, à tel point qu’on pouvait lire dans le New York Times en 1879: « Comment une avenue aristocratique a été défigurée par une église catholique romaine ». Le ministère sacerdotal de l'abbé McGivney à New Haven commença donc sur un fond de tension et d'attitude défensive au sein des familles des travailleurs irlandais qu'il servait.

Les soins pastoraux des prisonniers de la prison de la ville faisaient partie des responsabilités qui incombaient aux prêtres de St. Mary. Dans un cas notoire, un irlandais de 21 ans avait tiré sur un officier de police qui est décédé des suites de ses blessures. Le jeune homme était sous l'influence de l'alcool. James (Chip) Smith fut donc accusé de meurtre au premier degré en 1881, jugé coupable et condamné à être pendu. L'abbé McGivney lui rendit visite quotidiennement.

Après une messe spéciale célébrée le jour de l'exécution, la douleur du prêtre était intense. Le jeune condamné le réconforta dans ces mots: « Mon père, vos saintes interventions m'ont permis d'affronter la mort sans trembler. N'ayez crainte pour moi, je ne dois pas faiblir maintenant. »

L'abbé McGivney travailla étroitement avec les jeunes de la paroisse St. Mary, présidant des classes de catéchisme et organisant une société d'abstinence totale pour combattre l'alcoolisme. En 1881, il commença à explorer avec plusieurs laïcs l'idée d'une société d'avantages fraternels catholique. À une époque où les sociétés fraternelles et les clubs de paroisse étaient très plébiscités, le jeune prêtre sentit qu'il devait y avoir un moyen de raffermir la foi religieuse tout en subvenant aux besoins financiers des familles submergées par la maladie ou le décès du chef de famille.

Il discuta de ce concept avec l'évêque Lawrence McMahon de Hartford, qui lui donna son accord. Il se rendit alors à Boston pour discuter avec les représentants de l'Ordre catholique des forestiers du Massachusetts et se rendit ensuite à pour Brooklyn pour consulter la Légion bénévole catholique. Il rencontra également d'autres prêtres du diocèse. Partout où il le put, il demanda des informations qui aideraient les laïcs catholiques à mettre sur pied une société fraternelle.

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