Qu’est-ce qui fait un miracle ?

Nouvelles addtionnelles

On peut voir une statue de l’abbé McGivney dans la grotte de la Basilique de St. Patrick à Ottawa, au Canada. Cette dernière encourage la prière et la dévotion au fondateur des Chevaliers de Colomb.
On peut voir une statue de l’abbé McGivney dans la grotte de la Basilique de St. Patrick à Ottawa, au Canada. Cette dernière encourage la prière et la dévotion au fondateur des Chevaliers de Colomb.


Depuis que le processus de canonisation du Vénérable abbé Michael McGivney a atteint la phase au cours de laquelle un miracle est nécessaire afin qu’il soit béatifié, les Amis reçoivent souvent des questions sur les éléments nécessaires afin qu’un miracle soit accepté comme tel. Quelle norme le Vatican utilise-t-il pour déclarer que certains événements sont miraculeux et d’autres non ?

On pourrait écrire un livre sur le sujet, mais pour formuler la question en termes simples, ce que le Vatican recherche, dans la plupart des cas, est une guérison physique qui ne peut pas être expliquée par la science médicale. Observons d’un peu plus près l’ensemble du processus de « réalisation d’un miracle ».

La première chose à comprendre est que seul Dieu peut réaliser un miracle, car un miracle est compris comme une suspension de l’ordre naturel créé. Lorsque nous affirmons que l’abbé McGivney a besoin d’un miracle pour faire l’objet d’une béatification, ce que nous voulons dire c’est qu’un miracle avéré doit être imputé à son intercession auprès de Dieu.

Identification

Ce fait essentiel étant compris, nous sommes prêts à suivre le processus par lequel un miracle proposé est porté à l’attention de la Congrégation du Vatican pour les Causes des Saints. La première étape consiste en l’identification d’un miracle potentiel pour lequel des personnes proches de la situation ont prié un candidat à la sainteté : en l’occurrence, l'abbé McGivney. La congrégation pour les Saints tient compte presque exclusivement de guérisons et rémissions physiques extraordinaires, car ces incidents sont généralement assortis de faits vérifiables tels que des examens et dossiers médicaux, ainsi que des éléments de mesure objectifs et largement acceptés pour diagnostiquer une maladie grave et déclarer une personne guérie. Parmi les exemples de miracles non médicaux qui ont été approuvés par la congrégation du Vatican figurent les cas de survivants épargnés dans des accidents qui auraient dû être mortels, par exemple des chutes depuis le plafond d’une église ou pendant l’ascension d’une montagne. Il existe sans doute d’autres types de miracles qui impliquent des phénomènes moraux, psychologiques et spirituels, mais les guérisons physiques sont plus faciles à étudier et à prouver de manière objective et scientifique.

Signalement

Comment identifierions-nous un miracle potentiel par l’intercession de l’abbé McGivney ? Une personne doit le signaler. On ne soulignera jamais assez cela . La seule manière pour les Amis de prendre connaissance d’un miracle potentiel est lorsqu’une personne ayant connaissance du cas nous le signale. Ainsi, les Chevaliers, leur famille, ainsi que toute personne dévouée à l’abbé McGivney doivent faire attention à d’éventuelles guérisons miraculeuses.

Prière

Par la suite, l'élément à envisager est la manière dont un miracle potentiel pourrait être attribué à l’intercession de l'abbé McGivney. Des preuves tangibles doivent attester du fait que des personnes proches de l’événement ont vraiment prié exclusivement l'abbé McGivney pour le miracle. Une fois encore, c’est la raison pour laquelle les Amis incitent constamment à prier l'abbé McGivney, notamment dans les cas de maladie grave. Lorsque vous savez qu’une personne est confrontée à une maladie grave, commencez à prier pour obtenir une guérison miraculeuse et demandez également aux membres de sa famille, aux amis et aux membres du conseil de le faire.

Il convient de souligner le détail suivant : Si un ou une malade et tous ceux qui participent à la prière prient exclusivement pour l’intercession du Vénérable abbé McGivney, il est alors possible d’établir clairement le cas de son intercession. Cependant, il suffit d’une seule personne prie pour l’intercession d’un autre saint pour que l’intercession du Vénérable Père Michael McGivney soit remise en question. Les seules prières qui font exception à cela sont celles offertes directement à Dieu et celles qui invoquent l’intercession de la Sainte Mère. D’autres prières à la Sainte Mère sont cependant acceptables, car Marie est présumée intercéder dans toutes les prières de chacun, quel que soit leur but.

Supposons alors que nous avons une guérison physique extraordinaire d’une personne ayant prié exclusivement l'abbé McGivney (et Marie), et tous ses proches ont fait de même. Nous avons alors un cas fiable, qui mérite de faire l’objet d’une enquête.

Enquête

L’enquête initiale sera dans cette hypothèse menée par le vice-postulateur de la cause de canonisation à New Haven, lequel interrogera les personnes proches du cas, y compris les médecins. Si le sentiment général est qu’il n’existe pas d’élément scientifique ou médical apparent expliquant la guérison, et que l'abbé McGivney a été exclusivement invoqué, les preuves seront alors transmises au postulateur expérimenté de la cause, à Rome. Si ce postulateur conclut que le cas est suffisamment solide, il enverra une missive à l’évêque du diocèse où le miracle potentiel a eu lieu, lui demandant de constituer un tribunal afin de mener une enquête officielle sur le cas.

Tribunal

Le tribunal diocésain est un tribunal ecclésiastique formel, convoqué sous l’égide de l’évêque local, qui appelle des témoins, rassemble des témoignages, recueille des dossiers médicaux et autres documents justificatifs, et rend finalement un jugement sur l’opportunité de transmettre le cas à la Congrégation pour les Causes des Saints. Lorsque le cas est porté à l’attention de la congrégation à Rome, il est examiné par des experts du droit canonique, de la médecine et de la théologie, qui se réunissent en panels séparés afin d’examiner et de discuter des preuves, puis juger s’il convient ou non d’approuver le cas comme une guérison miraculeuse ayant impliqué l’intercession de l’abbé McGivney. Le cas serait ensuite transmis à un comité de cardinaux et enfin au Saint Père, dont l’approbation est nécessaire pour l’acceptation d’un miracle.

Nous rejoindre. Prier. Signaler.

Le processus est long et fastidieux pour de bonnes raisons. L’Église ne veut pas déclarer comme miraculeux un événement susceptible d’être remis en question ultérieurement. Nous espérons et nous prions qu’un miracle soit finalement attribué à l’intercession du Vénérable Michael McGivney. Vous pouvez aider le processus, grâce à la simple formule : « Nous rejoindre. Prier. Signaler. » Rejoignez les Amis. Faites chaque jour la Prière de la canonisation. Signalez toute guérison extraordinaire.

Ensemble, nous ferons avancer la cause.