Le cardinal Bertone soutiendra la cause de l’abbé McGivney à Rome

Nouvelles addtionnelles

Kardynał Bertone popiera sprawę kanonizacji

Cardinal Tarcisio Bertone

J’ai bien hâte de rapporter de bonnes nouvelles concernant la cause de canonisation du serviteur de Dieu, l’abbé Michael J. McGivney.

Les Chevaliers de Colomb ont tenu leur 125e congrès international annuel à Nashville, au Tennessee, du 7 au 9 août dernier, dont l’invité d’honneur était le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État du Vatican et proche collaborateur du pape Benoît XVI.

Dans son homélie à l’Eucharistie d’ouverture, le cardinal Bertone reconnut l’importance pastorale rattachée à la cause de l’abbé McGivney, notamment pour l’Église d’Amérique du Nord et pour les Chevaliers répartis de par le monde. Le cardinal a aussi exprimé son intention de soutenir la cause à Rome, où elle est à l’étude par la Congrégation de la cause des saints et saintes.

Le cardinal Bertone a saisi les implications que la béatification de l’abbé McGivney aura pour les catholiques du monde anglophone ainsi que pour les Chevaliers et leurs familles. Un tel appui d’un membre haut placé de la curie romaine devrait éveiller espoir et encouragement chez les adeptes spirituels de l’abbé McGivney.

C’est là aussi un signe que les Amis de l’abbé McGivney devraient prier avec une ferveur renouvelée et un sentiment d’urgence pour que la béatification de l’abbé McGivney devienne bientôt réalité.

Cet événement viendrait confirmer aux yeux de tous Chevaliers et de leurs familles l’importance de l’Ordre et le succès que ses membres connaissent dans leurs efforts fournis à aider des catholiques à devenir des chrétiens plus authentiques et des chefs efficaces.

La béatification de l’abbé McGivney affirmerait l’appel à la sainteté de tous ceux et celles qui s’occupent de vivre les exigences de leurs vocations particulières. Pour les prêtres et ceux qui se préparent à la prêtrise, l’abbé McGivney est devenu un défi prophétique, car sa vie démontre qu’on peut avoir une relation vivante avec Jésus Christ tout en assumant une lourde charge pastorale.

Pour tout dire, un curé peut être un saint. Le témoignage de vie de l’abbé McGivney lance à tous les prêtres et séminaristes le défi de clarifier leurs priorités, étant donné qu’ils doivent affronter la diminution de leurs effectifs et un moral quelque peu affaibli. Grâce à sa béatification, toutes ces données seraient mises en évidence.

La cause de l’abbé McGivney en est à un moment important, puisque le processus exigé par les normes de l’Église est terminé.

Tant la positio relative à la vie et la vertu que la positio relative à un miracle rapporté ont été remises au Saint-Siège. En attendant le jugement de la Congrégation, il est encourageant de constater que le secrétaire d’État du Vatican a reconnu l’impact que cette cause aura sur la vie de l’Église.

L’abbé Michael J. McGivney était vicaire nouvellement ordonné à la paroisse St. Mary, de New Haven, lorsqu’il a fondé les Chevaliers de Colomb. S’il est vrai que ses idées ont été accueillies avec enthousiasme par les jeunes catholiques «avant-gardistes» de la ville, ses confrères prêtres, par ailleurs, étaient plus prudents, certains même s’y opposaient manifestement.

Selon eux, comment un jeune vicaire sans expérience osait-il promouvoir un projet qui cultiverait la vie chrétienne de jeunes gens en les formant à devenir de solides chefs de famille et des dirigeants de la société?

C’était tout un défi, et certains de ses contemporains doutaient que le jeune l’abbé McGivney eut le talent et les ressources voulues pour ce faire.

L’histoire a démontré qu’ils avaient tort à tous égards, puisqu’il s’agissait d’un homme doué d’une vision et d’une imagination étonnantes, et savait gagner la confiance des hommes et des femmes de tous azimuts.

L’abbé McGivney était «un homme du peuple». Il était à l’aise autant en compagnie de l’ouvrier et sa famille qu’en compagnie des membres fortunés et influents de la ville. En 1890, dernière année de sa vie, gisant dans son presbytère de Thomaston, au Connecticut, l’abbé McGivney se rendait compte du succès de la fraternité qu’il avait fondée et qu’elle débordait au-delà des frontières du Connecticut.

Il avait établi des principes qui tiendraient le coup, peu importe l’expansion et l’accroissement de l’Ordre, car, de son zèle et de son enthousiasme, il avait soigneusement instruit les premiers membres.

Pour comprendre la vision de l’abbé McGivney, il faut découvrir sa propre intelligence de la nature humaine qui émanait de sa vie, nature à la fois réfléchie et spirituelle.

Sa conscience perspicace de la signification d’être un homme et sa relation avec Jésus Christ ont servi de pierre angulaire à son oeuvre si importante.

Tous les Amies et Amis sont invités à prier d’un seul coeur pour que le Seigneur élève l’abbé McGivney aux honneurs de l’autel.